Quelques éléments d’Histoire

Il y a environ 30 000 ans les San (Bochimans, ou Bushmen), suivis des Khoi-Khoi (Hottentots), arrivent dans le Kalahari.

I/IIe siècles
Arrivée des agriculteurs et des pasteurs bantous.

XIVe siècle
Les Kgalagadi, première tribu de langue tswana parvenue au Botswana, atteignent le Transvaal.

XVIIIe siècle
La fragmentation pacifique des tribus bantoues se généralise. Cet éclatement est à l’origine des grands groupes tswanas modernes. Les Bantous Tswana se séparèrent en trois sous-groupes : les Pedi qui investirent le Transvaal, les Basotho, occupant l’actuel Lesotho et les Basutho de l’ouest (également appelés Tswana) qui occupèrent le Bechuanaland, lequel deviendra le Botswana actuel. De nombreux migrants vinrent trouver refuge dans cette contrée, à l’image du peuple Herero, fuyant la domination allemande et Namibie.

XIXe siècle
Le peuple herero, nomade et essentiellement pasteur, fuit la colonisation allemande en Namibie et se fixe au nord-ouest du Botswana. Les Tswanas, conscients des inconvénients de la dispersion, se regroupent en une société hautement structurée.

Le protectorat Britannique

Après la première guerre des Boers, la Grande-Bretagne fonde au Botswana la Colonie de la couronne britannique du Bechuanaland, rattachée à la colonie du Cap. L’établissement de ce protectorat vise à enrayer l’expansionnisme boer au nord et à l’ouest ainsi qu’à barrer la route aux autres puissances europÉennes, notamment l’Allemagne. Les chefs tribaux voient leurs rites, traditions et modes de vie irrémédiablement bouleversés (introduction de la technologie occidentale, de l’économie numéraire, d’un régime fiscal...) ; on leur attribue une "réserve" tribale où ils ont autorité sur les populations autochtones.

C’est en 1885 que cette protection temporaire des Britanniques devint à proprement parler un protectorat à la demande des Tswana. Mais le Royaume-Uni voulut déplacer la capitale en-dehors du Bechuanaland, à Mafeking en Afrique du Sud. De plus, son administration est confiée à la British South Africa Company, dirigée par Cecil Rhodes. Suite à la négociation des Tswana, Londres accepta d’annuler ces décisions, mais accorda à Cecil Rhodes une bande de terre pour y construire sa ligne de chemin de fer « Le Cap - Le Caire ».

Le protectorat britannique a fait entrer l’anglais dans les administrations, bien que la langue majoritaire dans le pays demeure le Tswana. Il est à noter que cette colonisation britannique se déroula sans heurts.

Suite à leur victoire dans la guerre des Boers et à la création de l’Union Sud-Africaine en 1910, la nouvelle colonie proposa au Bechuanaland d’y prendre part, ce que les Tswana refusèrent. Les Tswana obtinrent tout de même une voix dans le Conseil consultatif africain créé en 1920.

1956
Seretse Khama, héritier du trône ngwato, prend les fonctions de vice-président du conseil ngwato

1960
Création du "Bechuanaland People’s Party", à visées nationalistes. Seretse Khama fondera deux ans plus tard un autre parti plus modéré, le BDP (Botswana Democratic Party)

Le Botswana indépendant

Les premières élections législatives eurent lieu en 1961.

En 1966, le Botswana obtint son autonomie de la part du Royaume-Uni. Sir Seretse Khama devint le président du pays. L’anglais demeura la langue officielle bien que la population continue de parler d’autres langues.

Le Botswana contemporain

La découverte de diamants à Orapa en 1967 donna au pays une certaine aisance financière. La gestion du pays fut bien assurée par Sir Serete Khama qui fut réélu trois fois. A sa mort, en 1980, il fut remplacé par Quette Masire.

Malgré son opposition à la politique d’apartheid menée par l’Afrique du Sud, le Botswana resta, pour des raisons de dépendance économique, assez proche de son voisin.

En 1998, Masire se retire de la vie politique. Et celui qui assurera l’intérim, Festus Mogae, ministre des finances, sera élu président en 1999.

2000
Les Nations unies estiment que le pays compte le plus fort taux au monde d’adultes atteints du sida : 36%, soit un actif sur quatre. En décembre, le président Mogae lance un programme de prévention du VIH.

2001
L’afflux de réfugiés politiques dans le Nord menace la stabilité de la région. Plus de 2 000 Namibiens fuyant la répression dans la région de Caprivi sont accueillis en février, suivis par des réfugiés angolais.

2002
Un accord est signé entre le Botswana et la Namibie prévoyant le rapatriement des réfugiés namibiens.

2003
Malgré la campagne de dépistage et la distribution gratuite et généralisée d’antirétroviraux, le nombre de malades du sida sous traitement reste faible. Le Botswana est salué par le Forum Économique mondial comme Étant le pays le moins corrompu d’Afrique.

2004
Festus Mogae est réélu à la présidence du pays.

2008
Le 31 mars, le vice-président Ian Khama succède au président Mogae qui a achevé les deux mandats de cinq ans que lui autorise la Constitution.

Dernière modification : 25/01/2008

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