Les Relations économiques [en]

Les relations économiques entre la France et le Botswana demeurent encore relativement modestes.

Des échanges bilatéraux faibles mais difficiles à évaluer

En 2012, le commerce bilatéral s’est élevé à 8,8 millions d’euros, en hausse de +1 % sur l’année. Les exportations françaises ont progressé de façon modérée, tirées par les ventes de biens d’équipements et de produits pharmaceutiques, tandis que les importations affichaient un net repli du fait de la suspension des ventes de bœuf botswanais à l’Union Européenne de 2011 à mi-2013. En 2012, le Botswana s’inscrivait en 181ème position pour les exportations françaises et représentait le 100ème excédent commercial de la France, avec un solde positif de 8,3 millions d’euros.

La faiblesse des échanges bilatéraux est néanmoins à relativiser au regard de la spécificité des exportations du Botswana (diamants et autres minerais) et de la difficulté d’assurer la traçabilité des ventes face à des circuits d’approvisionnement de plus en plus segmentés, la majeure partie des échanges transitant par l’Afrique du Sud.

Les flux d’investissements directs français à destination du Botswana sont négligeables. Le stock d’investissements était évalué à 1 million d’euros en 2012, surtout concentrés dans l’industrie manufacturière. La négociation d’un accord de protection des investissements est toujours en cours et, par ailleurs, la relation bilatérale avec le Botswana sera facilitée lorsque ce pays aura achevé le processus d’adaptation législative et réglementaire en matière de coopération fiscale.

Un pays attractif dont l’environnement des affaires est parmi les plus compétitifs du continent africain

Doté d’abondantes ressources naturelles, le Botswana se caractérise par une remarquable stabilité politique et un environnement des affaires compétitif. En 2013, selon la Banque mondiale, le pays s’est classé 4ème pays africain (59èmesur 185 au niveau mondial) en matière de facilité des affaires.

Le Botswana s’emploie à pallier les problèmes dus à son enclavement géographique par une politique volontariste en matière d’infrastructures. Le pays est par ailleurs considéré, à l’échelle du continent, comme un exemple à suivre en matière de probité. Le Botswana s’est classé pays africain le moins corrompu et 30ème sur 174 au niveau mondial (perception de la corruption), selon l’organisation non-gouvernementale Transparency International (rapport 2013).

Le Botswana, qui figure parmi les pays les plus prospères du continent africain, dispose, malgré l’étroitesse du marché local (seulement 2 millions d’habitants), d’un potentiel économique important qui devrait inciter les entreprises françaises, présentes en nombre à travers leurs filiales en Afrique du Sud, à y développer leurs activités.

Liens utiles concernant les investissements au Botswana

- Botswana Export Development and Investment Authority (BEDIA)

- Botswana Institute for Development Policy Analysis (BIDPA)

Dernière modification : 08/01/2014

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